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DÉMARCHE

Du plus loin que je me souvienne, le besoin de créer a toujours fait partie de mon quotidien. Depuis mon baccalauréat, le dessin, la peinture, l’aquarelle et les techniques d’estampe sont mes médiums de prédilection. Chacun m’apporte un canevas différent, un moyen de transmission qui me mène vers une catharsis nécessaire. Les sujets sont nombreux, et certains sont récurrents, tel que le corps, l’humain, le portrait, l’iconographie du tatouage ou encore la botanique. Ils sont cependant en constante évolution selon l’état d’âme présent et les médiums utilisés.

Depuis mon projet de fin de baccalauréat en 2007,  je travaille sur une série dans laquelle j’actualise des classiques de l’histoire de l’art en intégrant aux personnages des tatouages aux significations réfléchies. Je crée la rencontre discordante de deux techniques : une résolument bourgeoise qui privilégie le long travail d’atelier et l’autre, marquant les corps. C’est une confrontation entre une culture institutionnelle révolue et la culture populaire postmoderne, laquelle récupère et fait sienne des éléments du passé pour les inscrire en tant que nouveau standard esthétique.

Inspirée par le monde de l’estampe japonaise, je travaille simultanément en sérigraphie et en gravure de façon plus spontanée, en étant toujours à la recherche d’esthétisme dans la ligne et dans la couleur. J’y explore le dualisme sous forme de complémentarité entre la représentation artistique réfléchie (la main et le cercle) et la forme fluctuante (botanique).  Les mains représentent le pont entre l’esprit, le corps et l’œuvre, tandis que la nature se fait porte-parole de la spontanéité, de la beauté et du monde dans lequel l’être humain évolue. Finalement, les influences d’Egon Schiele et de Gustav Klimt sont perceptibles dans cette série de gravures et de sérigraphies : j’ai une grande admiration pour le travail de ces deux artistes aux talents manifestes. 

La musique est également une source d'inspiration dans plusieurs facettes de mon travail. 

 

«For a minute there, I lost myself»
Radiohead